Lille Art Fair 2013

Du 7 au 10 mars 2013, la galerie BE-ESPACE et son artiste espagnol Jorge COLOMINA récidivent au SALON ART FAIR DE LILLE. Cette année, le galeriste, Brian Elliott ROWE, présente une quarantaine de tableaux où l’artiste révèle encore de nouvelles facettes de son talent. Toujours plus libre dans ses compositions, il réinvente les formes géométriques au gré de ses arabesques, exalte sa palette de couleurs de mariages audacieux. Une collection où Colomina impose d’emblée ses inédits comme de nouveaux grands classiques. 

Jorge Colomina vit sa peinture comme une succession de performances. Seul devant sa toile ou en public, sa spontanéité défie sa technique. Bien sûr, la pensée a précédé le geste, mais elle laisse toute la place à l’instinct, à la générosité. En quelques coups de pinceaux, les lignes maîtresses structurent la composition. La tonalité chromatique est posée. Ici un bleu Klein, là un orange flamboyant. Huiles pleines, encres légères, le mariage des teintes se double d’un jeu de texture, sans oublier les bâtons de pastel pour renforcer la fulgurance du trait.  

L’artiste reste fidèle à ses thèmes de prédilection : les portraits – du visage au personnage en pied – et, bien sûr, la femme, muse inépuisable. Mais Colomina s’attache à les réinventer. Il les traite selon ses propres codes, ses propres canons esthétiques du figuratif-abstrait. Profils anguleux, faces rondes et joviales se frôlent, s’encastrent. Bras fuselés, cuisses et seins rebondis, les corps de ses belles s’offrent au regard, parés de leur simple nudité ou de robes affriolantes, inspiration haute-couture. Avec, toujours, une indéniable présence. La vie au-delà de la pose.

Adepte du triptyque pour sa rythmique singulière, Colomina y déploie l’étendue de son langage pictural, tout son sens du mouvement. D’une partie du tableau l’autre, il met en scène autant une vision d’ensemble qu’une approche segmentée. Chaque pan existe en tant que tel et s’inscrit dans la partition collective. L’œil peut s’attarder à loisir sur le détail comme sur le panoramique : ils offrent tous deux une lecture et une émotion particulières.

Trente-cinq ans de carrière, et toujours la même passion, la même envie de créer. Jorge Colomina poursuit sans relâche sa quête de couleurs dans des alliances contraires ou camaïeux, sa recherche du geste parfait dans des lignes qui fusent, des courbes qui caressent. Son style s’aventure aussi vers un expressionnisme plus primitiviste, à la Basquiat : des visages-masques traditionnels revus et corrigés urbains. Les collectionneurs du monde entier ne s’y trompent pas : la signature Colomina voyage libre, hors les frontières de la peinture et des territoires.